L’autofiction

L’écrivain Gaston Tremblay parle d’autofiction à la bibliothèque

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Genre littéraire intrigant, l’autofiction compte de nombreux adeptes, à l’image de Gaston Tremblay. Écrivain en résidence originaire de Sudbury, il s’est produit à la Bibliothèque de référence de Toronto le 3 octobre à l’occasion d’une présentation sur ce style particulier et remettra le couvert le 10 octobre à l’occasion d’un atelier d’écriture.

Aussi loin que remonte sa mémoire, cet ancien étudiant de l’université Laurentienne désormais installé à Montréal reconnaît que l’écriture a toujours été son support de prédilection : « Je trouve ça excitant! Depuis que je suis ado, l’écriture c’est mon moyen d’expression. Je me spécialise dans l’autofiction à des degrés divers. » Toutefois, avant de se lancer corps et âme dans ce domaine, son parcours était celui d’un homme de théâtre qui est parvenu à monter l’Agora de la danse à partir de rien. Il décide finalement de retourner aux études à la fin des années 1990 et obtient une maîtrise en création littéraire. À ce jour, une dizaine de ses livres ont été publiés, contenant principalement de la poésie.

« L’autofiction se crée en même temps que l’on se raconte, ajoute M. Tremblay. C’est une prise de contrôle de soi. Avant j’étais dans un bureau mais ma personne me disait que je devais me mettre en scène. Je me suis alors redéfini en passant par l’écriture. » À l’occasion de cette conversation avec le public, l’écrivain a utilisé des passages de ses écrits pour illustrer la façon dont il est passé de la réalité à la fiction. « Ou bien on s’investit dans l’écriture, ajoute-t-il, ou bien on ne s’investit pas. Écrire l’histoire est le plus intéressant. » Auteur des romans Le Nickel Strange, Le Grand Livre, ou encore Le Langage des chiens, pour lequel il s’est inspiré de personnes handicapées et hautes en couleur croisées dans la rue, sa popularité ne se dément pas.

L’atelier se fera quant à lui par rapport à la présentation de la semaine dernière et consistera en des exercices de changement de nom de la personne qui raconte l’histoire, les différentes possibilités narratives et littéraires qui s’y rattachent. « Quand on parle de soi, tout ce que l’on voit c’est le bout de son nez, explique Gaston Tremblay. Nous essaierons de voir plus loin. »

À l’heure actuelle, l’auteur termine le livre de poésie D’amour et de turbulences, motivé par le décès de son fils, et qui sortira en février 2016.

Photo: Bibliothèque publique de Toronto

Auteur: Sylvain Charbit pour LE METROPOLITAIN

Publié par

Gaston Tremblay

Poète, romancier, essayiste, éditeur Gaston Tremblay a aussi été administrateur d’organismes artistiques.

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