Revue de presse

REVUE DE PRESSE

Au sujet de Gaston Tremblay et de ses œuvres

« Au cœur des mots »

Journal intime, autofiction, avec, en toile de fond, une trame poétique. Je me suis laissée happer par l’intime réel ici raconté. Ce livre me fait penser à un carnet de vie : troublant, à certains moments sublime, mystérieusement humain. Sa vie, la vie, nos vies que Gaston Tremblay nomme lumineusement ces mystères blancs.

Andrée Lacelle, « Au cœur des mots », Diffusion sur les ondes de l’ARCC le 14 janvier 2013.

« Une amitié ontarienne »

Tissée de réminiscences et d’extraits d’un journal intime écrit à deux, la trame autofictive de ce livre possède un souffle, une ampleur qui tempèrent les effets néfastes d’une propension pas toujours heureuse à la digression. Tantôt évocatrice, tantôt impressionniste, la prose est entrecoupée de dialogues dont le ton naturaliste sonne juste.

François Lévesque, « Une amitié ontarienne », Le Devoir, cahier F, page 8, 10 novembre 2012.

« La solitude, la détresse et la souffrance des marginaux »

Le langage des chiens est un roman qui raconte la détresse humaine et on sent qu’il voudrait ne pas faire comme saint Jean-Baptiste et prêcher dans le désert. Ce roman, qui plonge le lecteur dans un monde réel, est un récit troublant, dérangeant, parce que profondément humain. »

Johanne Melançon, Le Nord, 19 mars 2003, page HA7.

« Gaston Tremblay asperge bien ses mots »

L’auteur a de toute évidence peaufiné son texte et il fait preuve de savoureux jeux de mots […]. Le style de Gaston Tremblay est plus soigné que dans son Nickel Strange (2000). Il aime par exemple, l’emploi d’un mot qui a ses échos; ainsi un personnage apprendra de première main que la Main de Dieu n’y va pas de main morte (on pourrait y ajouter que la Main de Dieu s’exerce sur la Main de Montréal).

Paul-François Sylvestre, L’Express, 11 février 2003, p. 9.

« Le langage des chiens, un roman de Gaston Tremblay »

Dans le Langage des chiens, Gaston Tremblay offre un portrait touchant et dérangeant, d’une rare originalité, de la marginalité des vieux, des fous, des pauvres. Il n’y a pas de demi-mesure et le message n’a, d’évidence, pas passé au filtre de la rectitude politique. Tant mieux !

Marie Lebel, Liaison, no 118, 2003, p. 66.

« L’autobus de la pluie »

Avec cette réédition en format de poche, voici l’intégrale des poèmes que Gaston Tremblay, cofondateur des Éditions Prise de parole, y a publié entre 1973 et 1986. L’auteur a l’audace ou l’humilité de nous indiquer qu’il a « d’abord été draveur, pileur de planches et mineur ». Et avec une force qui semble imperturbable, il lance sans coup férir « Un air guerrier/clair et distinct », un air où « Le mal du Nord monte en nous » et fait frissonner nos belles indolences. Vraisemblablement, le poète porte en lui les stigmates d’un affrontement avec ce lieu dont, ancestralement, on a fait l’habitacle de toutes les infortunes, ce lieu inexorable qu’est le Nord… […] Avec lui, un peu stoïquement, nous nous surprenons à espérer… « Que le soleil se lève sur le Nord ».

Lettres québécoises, no 103, automne 2001, p.57-58.

« De bons filons »

Au sujet du roman Le Nickel Strange 

Dans un style sobre où l’on sent néanmoins le souffle de poésie, le romancier s’y fait le chroniqueur attentif de la vie de séminariste, au moment charnière de la laïcisation du système éducatif qui eut des conséquences plus dramatiques en Ontario qu’au Québec. L’imbrication des deux trames narratives n’est hélas pas sans failles et la cohérence de l’ensemble en souffre un brin. Pourtant, en définitive, je referme ce premier roman avec une impression plutôt favorable et une certaine sympathie pour ces personnages attachants qu’on y croise.

Stanley Péan, La Presse, dimanche 17 décembre 2000, page B2.

« Le Nickel Strange ou l’étrange roman de Gaston Tremblay »

[…] deux trames romanesques finissent par se rejoindre dans ce récit. À un moment donné, le romancier passe d’une trame à l’autre avec une étonnante subtilité qui démontre à quel point il a fignolé son texte avec soin. Le chapitre 18 se termine dans le dortoir du collège, là où le petit garçon fait preuve d’une grande timidité au moment de faire sa toilette. Un confrère décide de lui jouer le genre de tours pendables auxquels on peut s’attendre dans une salle de douche… Puis le chapitre 19 enchaîne tout de go avec « Les mineurs, comme la plupart des êtres humains, savent trouver leur souffre-douleur dans chaque nouveau groupe qu’ils accueillent. » J’ai rarement vu deux chapitres se faire écho avec autant de brio.

Paul-François Sylvestre, L’Express de Toronto, le 7 novembre 2000, page 9.

« Un précis de culture franco-ontarienne »

Au sujet de l’essai, Prendre la parole

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la culture franco-ontarienne »… ou presque. Le livre nous remémore une époque où, en Ontario, la contre-culture américaine et les retombées de la Révolution tranquille au Québec créaient un environnement propice à la création tous azimuts. »

L’express de Toronto, le 17 décembre 1996.

« Le (dé) voilement de la douleur »

Au sujet de Souvenir de Daniel

Sous les plis et les plis fragmentaires de la brièveté, les nouvelles de Gaston Tremblay et de […] offrent des paysages variés de bonheur et de souffrance, mais surtout de leur fracture parfois irrémédiable. Gaston Tremblay, qui a du métier (il est poète et il a fondé et dirigé les Éditions Prise de parole de Sudbury) a lui-même assuré la « réalisation » fort réussie, de son livre.

Michel Lord, Lettres Québécoises, no 81, printemps 1996, page 32.

La Veuve rouge

Tremblay est un grand passage de la nature. Il vit froidure, cri qui déchire, givre qui voile luxure. La veuve rouge est une énergie en « belle robe de crêpe rouge », un amour de rêves croisés. Toujours la nature « flottera dans l’air » et portera Tremblay dans les paumes de ses poèmes. L’hiver ne le coincera pas, car, dessous, il y a promesses d’eaux qui ruissellent, des branches aux promesses. L’amour d’une femme comme un mythe de la nature demeurera.

Louise de Gonzague. Nos livres, volume 18, no 7079.

La Veuve rouge

Ses trois recueils de poèmes forment une sorte de trilogie, liés qu’ils sont par les thèmes de l’amour, la mémoire de la mort et la symbolique de l’eau. […] Le début de La Veuve rouge (1986) accuse « une soif de pluie », mais la poésie s’absentant et le silence effarant, la veuve délaisse la froidure de ses habits de deuil et le souvenir brûlé de son ange : expulsant ses « souvenances », elle s’abandonne à cœur perdu au sang du désir, attifée aguichante dans sa robe de crêpe rouge.

René Dionne, Anthologie de la poésie franco-ontarienne, page 150.

Souvenances

Les poèmes de Gaston Tremblay sont dédicacés.

À toi

            qui n’es plus ici

Et ce sont des Souvenances, titre du recueil, du premier poème et du dernier groupe de poèmes. Entre ce début et la fin, qui évoquent les raisons et les sources de ces souvenances, trois groupes de poèmes : « Esquisses au bord de l’eau », « Les songes de l’amour solitaire » et « Les cierges de la nuit », sont un rappel de quelques moments d’émerveillement, d’amour et de mort.

            Ces marées de souvenirs

            ces algues ces quelques mots

            qui tanguent sur mes vers

            et l’écho

            de mes mots d’ennui

            qui à l’aurore

            échouent sur cette page.

L’être aimé, qui réveille ces souvenirs, est passé trop vite (« J’avais cru/pouvoir te voir vieillir »); sa mort, qu’on apprend à la fin, est la source de ces paroles, sorte de ressac verbal où les évocations, par leur sincérité, laissent croire à une vraie douleur. En réinventant le passé, le poète projette ses souvenances au futur :

nous nous éclabousserons

ô mes chairs

blanches plaines

froides

rocailleuses

balayées de souvenances.

Clément Moisan de l’Université Laval, Livres et auteurs québécois, page 92.

« De la riche poésie de Gaston Tremblay […] »

Au sujet du recueil de poésie Souvenances 

La section intitulée « Esquisses au bord de l’eau », parfaite par son unité autour du thème de la mer et du souvenir, mérite vraiment d’entrer dans une anthologie mondiale de poésie de langue française. Souvenances est le recueil d’un vrai poète. Que Gaston Tremblay soit Franco-Ontarien nous réjouit encore davantage. »

Paul Gay, Le Droit, Ottawa, jeudi le 20 décembre 1979, page 14.

Souvenances

Les poèmes y sont regroupés par sujets, sans trop de surprises. Mais la langue est superbe, beaucoup plus travaillée que dans les textes parus antérieurement. Tremblay, qui est le directeur des éditions Prise de parole et qui suit en cela aussi l’exemple de Miron, semble éviter dans ses propres œuvres le niveau de langue trop restreint, trop facilement « balkanisant » du joual.

André G. Bourassa de l’UQAM, Lettres québécoises, no 17, page 83.

 « Quelques poètes d’outre frontière »

Au sujet du recueil En attendant

Le meilleur de cette production se trouve dans les deux derniers recueils, diamétralement opposés. En attendant, de Gaston Tremblay, utilise des données quotidiennes en véhiculant une langue à la fois souple et simple, une vision du monde qui procède par instantané dont le champ de perception est continu. […] Décidément, des « minorités » capables de telles œuvres ne sont pas mortes.

Michel Beaulieu, Le Nord, page K11, le mercredi 27 juin 1979.

En attendant

Là encore, des rêves de sang précèdent des envolées d’une rare violence. Voici, par exemple, le poète s’adressant à l’arbre, dans des vers qui rappellent « L’Hymne au vent » d’Alfred DesRochers :

Quand en hiver l’été me hantera

j’élèverai ma hache vers le ciel

et de tous mes muscles, de tous mes nerfs

de tout mon sang et de tout mon corps

j’évoquerai la puissance de mes pères

pour mieux t’abattre

pour mieux t’ébrancher et te skidder

te draver et te scier.

Paul Gay, Le Droit, page 14, le 20 décembre 1979.

Lignes-Signes

Au sujet d’« Apprentissage » in Lignes-Signes

Gaston Tremblay livre au lecteur des poèmes durs à déchiffrer à la première lecture. Ceux de Lignes-Signes ne semblent pas posséder d’unité centrale. Cependant émerge un thème, celui de la communion romantique avec la nature, avec le SOLEIL comme dieu suprême auquel s’offre le poète. […] Des visions d’apocalypse, de « chair et sang », de « cœur et de sang » précèdent le poème intitulé « L’offertoire » où le « Lui » du premier vers (complément indirect se rapportant à un homme ou à une femme) nous laisse songeur. Qui est cette personne ?

Je lui offrirai

Mon cœur et mon sang !

Mon âme et mon chant !

En fait, dans le poème final, « Remonte un peu », le plus beau et le plus enlevé, le poète s’adresse à son amour dont l’identité n’est pas dévoilée.

Paul Gay, Le Droit, page 14, le 20 décembre 1979.

« Almost a Miracle »

Au sujet de Gaston Tremblay 

Poet, designer, businessman, GastonTremblay reveals another talent a publisher must have ; he’ s a salesman. […] Prise de Parole seems like an almost miraculous success story until you examine it closely. Then you realise there’s no miracle – just talent, commitment and a lot of very hard work.. »

Peter Martin, The weekender, Saturday, October 29, 1983, page 3.

 

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