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Gaston Tremblay — LE GRAND LIVRE

Vibrante autofiction

Le Journal de Québec, Mercredi 10 avril 2013, page 57

Marie France Bornais

Poète, essayiste et romancier, Gaston Tremblay, invité d’honneur du Salon international du livre de Québec (SILQ), témoigne dans Le grand livre, du passage des jeunes à l’âge adulte, des bouleversements sociaux vécus dans les années 70 au Canada français et de ceux et celles qui restent dans le deuil après le départ d’un être cher. Il s’est basé sur sa propre expérience, mettant 40 ans à vivre le deuil de son ami André Paiement.

Le grand livre est une autofiction se déroulant à Sturgeon Falls, dans le Nord de l’Ontario, à la fin des années 60. Il évoque une jeunesse idéaliste en milieu modeste, dans le «Petit Québec» ontarien.

Famille de bûcherons

«J’ai grandi dans une famille de bûcherons, donc je n’étais pas prédestiné à une carrière de poète…», note-t-il. «J’ai pilé

Le livre raconte aussi l’amitié entre l’écrivain et André Paiement, fondateur du Théâtre du Nouvel-Ontario et du groupe CANO.

« C’était un autre artiste perdu à Sturgeon Falls. On était voisins, et la première fois que je l’ai rencontré, c’est dans le trou de sable au coin de la rue. Et on s’est redécouverts en 67, à l’âge de 18 ans, et on s’est découvert des affinités pour la littérature.

« J’écrivais mon journal personnel à l’époque et ça l’avait fasciné. On a commencé à l’écrire ensemble et, pendant un certain temps, il brûlait ses cours de latin pour aller dactylographier dans le journal. On a commencé à en faire un livre qu’on appelait Le grand livre. »

Une Amérique en bouleversement

Le grand livre, devenu œuvre d’autofiction, consigne l’amitié entre les deux jeunes, leur quête existentielle à une époque où l’Amérique entière était en bouleversement.

«André voulait être musicien et il regardait les rock stars avec une certaine envie. C’était mon ami d’enfance et mon ami de création. Quand il est mort — c’était un suicide — j’ai été particulièrement touché. C’est assez surprenant, mais l’histoire d’André Fortin est à peu près celle d’André Paiement. J’ai été perturbé. On avait 28 ans. On était dans la force de l’âge.» Coupable de lèse-amour Quarante ans plus tard, Gaston Tremblay s’est penché sur les réflexions consignées à l’époque et a décidé de faire le point.

«Je voulais parler des victimes du suicide, qui vivent énormément de culpabilité. J’ai trouvé un mot pour récapituler ça : c’est être coupable de lèse-amour. On se sent coupable de ça, mais, dans le fond, on ne devrait pas.»

NOTA BENE  GASTON TREMBLAY EST INVITÉ D’HONNEUR DU SILQ. POUR CONNAÎTRE L’HORAIRE DE LA JOURNÉE : WWW.SILQ.CA

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