Le P.E.N. INTERNATIONAL

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Le huit janvier 2017, j’ai pris ma retraite. Depuis, je me suis prélassé dans mon lit pour passer la fatigue qui m’accablait et pour dépasser la tristesse qui me dominait depuis la mort de mon fils. De somme en somme, j’ai appris que la fatigue et la tristesse accumulées pendant toute une vie sont coriaces et que toutes les pompes du désarroi sont aux abois quand on laisse son emploi, quand on perd sa place dans le monde du travail ou quand notre famille se désintègre. Au-delà du désespoir, il y a la poésie, et plus particulièrement ce texte de feu Anne Hébert.

« Livide et repue de songe horrible
Les membres dénoués

Et les morts hors de moi, assassinés,
Quel reflet d’aube s’égare ici ?
D’où vient donc que cet oiseau frémit
Et tourne vers le matin
Ses prunelles crevées. »

Je suis toujours surpris de constater que ce sont les poèmes que j’ai découverts dans ma jeunesse qui viennent à moi dans les ténèbres du songe. Les cours de poésie sont comme des cours de natation, des bouées de sauvetage sur la mer de la vie. Dans cette strophe du « Tombeau des rois », il y une aube qui pointe, un soleil qui se lève, une vie qui recommence. En comparaison à ce poème celui-ci de Gaston Miron est tout à fait lumineux.

« J’ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant
Il y a longtemps que je ne m’étais pas revu […]
Je ne suis pas revenu pour revenir
Je suis arrivé à ce qui commence. »

Enfin, ce qui commence est toujours la fin qui se rapproche. Le plus difficile de la retraite, c’est d’accepter d’entreprendre la dernière droite. Celle qui nous permet d’apprivoiser la mort. Devant l’inéluctable, c’est la voix rauque de Patrice Desbiens qui se fait intimiste et qui me chuchote à l’oreille ce poème au sujet de sa mère :

« J’écris ceci :
Elle n’est pas vivante.
Elle fait semblant.
Comme un rêve.
Elle est vraie comme un
rêve.
Je suis tout petit.
Je suis dans la maison de ma
mère comme si j’étais dans
son ventre.
J’ai chaud.
Je suis bien. »

L’indicible, c’est que l’on va tous mourir, que c’est absurde… que l’intensité de vivre nous empêche de concevoir le non-être.

Pour aider à faire ce chemin, j’ai appris à aider les malades, car c’est en aidant les autres avec des problèmes existentiels que l’on guérit sa propre âme. Désormais, je cours les lancements de livre, car c’est dans la rencontre de ses semblables que l’on se découvre(en fait, dans le regard des autres)et enfin je me suis joint à P.E.N. international parce que sa mission est près de ma raison d’être.

« P.E.N. Québec
Parmi les 145 Centres du P.E.N. international dans plus de 100 pays à travers le monde, le Centre québécois est l’un des plus anciens, datant de 1926, à peine cinq ans après la fondation à Londres, de l’organisme d’écrivains qui, sous l’appellation P.E.N., – le signe de la plume et les lettres P pour poètes, E pour essayistes, et N pour « novelists », romanciers en anglais – mène une action de solidarité et de défense du droit d’expression partout où il est menacé. Le Centre québécois rassemble près de deux cents adhérents, auteurs dans tous les genres littéraires, traducteurs, membres des professions du livre qui ont à cour de défendre la charte du P.E.N. où prime l’appui à des écrivains persécutés ou exilés grâce à des campagnes contre l’impunité des crimes contre des écrivains, contre les lois qui limitent le droit d’expression, pour la défense des droits linguistiques.»

Pour se sentir en vie, on a besoin d’agir, de participer à ce qui se passe autour de nous. Aujourd’hui, le monde entier passe à la télévision, les poètes de tous les pays sont nos voisins. C’est effarant, on se sent impuissant devant l’ampleur de l’injustice dans le monde. Pour les écrivains, le P.E.N international est l’occasion de faire quelques choses de concret. J’ai donc accepté de traduire des RAN (des appels à l’action rapide) en faveur des écrivains en détresse. Et dorénavant, je vais les partager avec vous.

Enfin cela est pour moi une manière de mieux «vécrire» de mieux vivre cette dernière étape…

 

Lettre à un terroriste

Alain Baudot, un ami et éditeur du GREF, m’a fait parvenir ce texte avec les instructions de le faire suivre.

Vous pouvez faire de même, car c’est une lettre ouverte que Simon Casteran a adressée à tout le monde.

Sa lettre à Daech fait le buzz sur internet

GAT 

Mon cher Daech,

J’ai bien lu ton communiqué de presse victorieux. Comme on l’imagine, tu dois être heureux du succès de tes attaques menées vendredi soir à Paris. Massacrer des civils innocents qui ne demandaient qu’à jouir d’un bon match de foot, d’un concert de métal ou tout simplement d’un petit restau entre potes, ça défoule, pas vrai ? Alors certes, ça ne te change pas beaucoup des milliers d’exactions commises quotidiennement, depuis des années, en Irak et en Syrie. Mais en bonne multinationale des lâches et des peine-à-jouir que tu es, il te fallait t’imposer sur le marché occidental. Ce que tu as fait, dès janvier, avec l’attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Toutes mes félicitations : grâce à tes happenings sordides et sanglants, la marque Daech est plus forte que jamais. Elle a même effacé jusqu’au souvenir d’Al-Qaeda qui, à côté de toi, semble désormais presque raisonnable.

terrorismeDonc, tu as tué. Oh bien sûr, pas par goût du sang et de la violence, mais au nom «d’Allah le Très Miséricordieux». Moi qui croyais que la «miséricorde» suppose la bonté et l’indulgence envers les autres, je ferais mieux de jeter mon dictionnaire. Et de m’acheter une Kalachnikov et des grenades, pour m’en aller distribuer à mon tour amour et compassion partout où vous vous trouvez. Avant de laisser, sur vos corps enfin bénis, la photo de ma cousine Madeleine, que votre miséricorde a lâchement assassinée vendredi au Bataclan.

L’eussiez-vous connue, que vous l’auriez détestée immédiatement. C’était une femme libre et heureuse, pleine de cette lumière intérieure qui vous manque tant. Horreur suprême, c’était aussi une intellectuelle, qui aimait son métier de prof de lettres en collège. Car oui, chez nous, les femmes ont non seulement le droit d’être éduquées, mais aussi d’enseigner. Tout comme elles ont le droit d’aller où bon leur semble, d’écouter de la musique, de boire de l’alcool et d’aimer qui elles veulent. Sans burqa, ni violence. Bref, de jouir de cette liberté qui vous fait tant horreur. Et dont Paris, «la capitale des abominations et de la perversion», dis-tu, s’est fait depuis longtemps la représentante.

Oui, chers sœurs et frères, n’en doutons pas : l’abomination et la perversion n’est pas à chercher dans le massacre d’innocents par des fanatiques surarmés, qui travestissent le Coran en un manuel du parfait petit terroriste, mais dans cette vie païenne, faite de plaisirs et de joie. Cette «fête de la perversité» qui réunit, de semaine en semaine, des milliers «d’idolâtres» ; lesquels, au lieu d’adorer la Mort comme vous le faites en «(divorçant) de la vie d’ici-bas», préfèrent se rassembler pour communier ensemble, dans un instant de partage et d’adoration de l’existence.

À ce titre, mon petit, ridicule, mesquin Daech, je te dois un aveu : moi aussi, je suis un pervers et un idolâtre. J’aime la vie, le métal, les restaus et, parfois même, regarder un match de foot. Mea culpa, mea maxima globeculpa. Je suis un Croisé, comme tu dis. Un Croisé de la liberté, de l’amour et de la convivialité ; à la différence, cependant, que contrairement à toi, j’ai évolué depuis le Moyen Âge. Ma religion n’est pas faite de fer et de sang, comme la tienne, mais de chair et d’espoir. Aussi, si tu veux un bon conseil, mon cher Daech, dépêche-toi : car l’Histoire est sur tes talons, et déjà les Lumières que tu veux éteindre menacent ton califat d’un autre âge.

«Allah est le plus grand», écris-tu. «Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas» (sourate 63, verset 8). Sur ce point, je ne peux que te donner raison. Qu’on l’appelle Dieu, Yahvé ou Allah, le Tout-puissant n’a guère besoin que l’on tue en son nom, ni que l’on pervertisse Ses lois. Alors, pourquoi continuer à tuer ? Ton Seigneur est-il si faible, dans ton esprit, qu’il ne puisse agir de lui-même ? Je ne peux le croire. Ce que je crois, en revanche, c’est que tu t’arranges bien de Son silence. Qu’en tuant au nom de ce même islam et des musulmans que tu prétends défendre, tout en les assassinant, c’est la Création divine que tu détruis. Ce qui fait de toi un impie, un pécheur, encore plus coupable que le croyant que tu exècres, ou les païens que nous sommes. Mais cela, les hypocrites ne le savent pas.

Simon Casteran

Éditorialiste invité

Avant-propos

Étant donné les circonstances de cette journée, j’ai cru bon de vous présenter cet editorial, car j’ai toujours aimé les bons textes, qu’ils soient écrits en français ou en anglais . Et puis, je crois que l’éditorial de Thorsel est au diapason de tous les Canadiens, qu’ils soient français ou anglais.
La balle, sinon le crayon, est dans votre main.
Gaston

The editorial I’d write … if I were still writing them

By William Thorsel

Thorsell-001Not in recent times have Canadian voters had an opportunity to “throw the bastards out” in the classic phrase. Elected officials generally leave office before such public urges get to them.

Brian Mulroney stepped down five months before an election was required in 1993. (Kim Campbell launched that campaign in September running high in the polls.) Voters rather gently rebuked Pierre Trudeau with his close defeat in 1979, but his resurrection in 1980 set the stage anew. Mr. Trudeau stepped down in 1984, nine months before an election was required. (John Turner called an election that July, also running well in the polls.)

This time however, Stephen Harper is sticking his head up above the parapets after nine years in office — nine years generally seen as the Best Before Due Date in politics, as it is for leadership in the private sector. Knowing when to leave is among the more elegant qualities of any CEO, but then Mr. Harper has never laid claim to elegance.

An accumulation of baggage eventually weighs the owner down to the point of stumbling and falling. Mr. Harper is quite overweight in that department. In recessionary times, he is running a primary budget surplus (revenues over program spending) of some 1.4 per cent of GDP — an elementary error in Economics 101, less a matter of ideology than incompetence. Governments should not pull money out of an economy facing strong economic headwinds: We might refer to Stephen “Hoover” in this context, after the hapless U.S. president in the 1930s.

You do not cut the national sales tax in favour of targeted tax goodies in your party’s political interest. Nor do you do so to reduce Ottawa’s capacity to fund grievously inadequate infrastructure, undermining productivity and aggravating social divides. You do not claim success in energy policy having seen no new significant pipelines approved or built on your watch, either domestically or in our interest in the United States. Nor do you sit out the global conversation on climate change in words and action.

You do not exacerbate income inequality by providing significant new tax breaks for the wealthy in tax-free savings and investment accounts.

You do not fan cultural conflict in Canada in the face of unprecedented cultural diversity and high rates of immigration. Canada’s generally successful experience in accommodating diversity needs nurturing attention, not a matador’s incendiary skills.

You do not acquiesce to deteriorating relations with Canada’s First Peoples. You do not evince contempt for science or, for that matter, the Canadian Charter of Rights and Freedoms and the courts mandated to interpret and uphold it. You do not tendentiously attack the Chief Justice of the Supreme Court of Canada as cover for your own incompetence in making laws and appointments.

You do not turn your backside to the federal nature of Canada, refusing to meet the premiers and other leaders in congress to explore and debate issues of common national concern.

On your watch, Canada’s relations with the United States appear as cool as they became in Pierre Trudeau’s latter years — a fundamental failure in a critical arena. And you have reduced Canada’s stature in the world at large through excessively partisan positions on matters of great complexity in the Middle East and Eastern Europe, for example.

Barely concealed hostility to China and the United Nations, ineffective diplomacy regarding the Arctic and a general downgrading of Canada’s foreign service personnel and facilities add yet more weight to the baggage. Only apparent enthusiasm in military matters indicates much appetite for engagement in foreign affairs.

New trade agreements may hold promise, though there has been no public consultation and we have seen no details on the large ones.

Prime ministers do not have to be eminently likeable if they are sufficiently competent and inspiring. But to demonstrate qualities of meanness with a scent of pouting in the air makes the wheels on the luggage squeak. Who but the deeply petulant would forbid his entire parliamentary caucus from speaking to the former Progressive Conservative prime minister of Canada on ethereal grounds?

Indeed, who is allowed to speak to Canadian voters themselves in Stephen Harper’s caucus — you know, the voters who hired them? Empty chairs at public forums, gag orders on ministers of the crown, refusals to respond to media enquiries evince deep contempt for the democratic process at its most intensive phase.

All this is consistent with unprecedented contempt for Parliament in the use of closure and reliance on Brodingnagian omnibus bills — not to mention a promise to un-man the Senate, which remains an essential player under the Canadian constitution.

Yes, an unusual opportunity to “throw the bastards out” lies just a few days away, and there are reasons and a chance it may well

 

De ma moustache dans mon café et du crachat sur notre drapeau

 

J’étais un beau hippy, aux longs cheveux, à la moustache qui trainait dans son café. à Noël de 1973, je suis parti en voyage avec Bernard, mon amant, à la barbe luxuriante et surtout luxurieuse… C’était avant la mode des terroristes. À la fin de l’époque du Peace and Love !

Gaston au Moulinet, été 1973À Madrid nous avons demandé deux cafés au lait, et le garçon de table lança un ordre à qui voulait bien l’ignorer «Dos café crema por los Americanos.»

¡Uno, dos, tres y… veinte minutos! ¡NADA!

Nous nous consultons, nous concluons et nous nous écrions : « Camarero, no estamos Americanos, Estamos Canadiense!»

— ¡Si, Si, senior! Café crema ¡PRONTO !

C’était la belle époque où un drapeau canadien était notre meilleure carte de visite!!

Une pub à regarder et à partager !

https://www.youtube.com/watch?v=mY9x0AHUa-E

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Bain de culture

Commentaire poli-poétique

À la veille de nos fêtes nationales, il est important de se rappeler ce qui nous distingue.

Gaston

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Bain de culture

À la mémoire de Charlton Heston
Un enfant
Six ans, peut-être sept
Vingt petits kilos de chair innocente
Mitraillée
Déchirée, transpercée, déchiquetée
Par onze balles de liberté constitutionnelle
Une des vingt petites
Dépouilles qui gisent
Dans leur bain de sang américain
 

 

De la réalité et du plaisir

MAMMOND’or et d’Amour
De Dieu et de Mammon
 

En révisant les épreuves du Recueil de Dorais, je découvre une autre éclisse lumineuse de vérité.

« Exagérerais-je le désir d’Amour que je soutiendrais que ‘Le prolétariat’ c’est le principe de Réalité, de Freud, et toutes les élites du monde entier en constituèrent toujours le ‘Principe de Plaisir’. Telle fut, de tout temps, la structure obligée de l’humanité. » Dorais

Mammon désigne la richesse ou le gain, souvent mal acquis. Dorais cite souvent le passage suivant de l’Évangile de Matthieu  »Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ». Au plateau Mont-Royal, Sanglier, un poète public a inscrit sur les murs de la Caisse populaire « La pauvreté n’est pas une maladie, c’est plutôt le symptôme de l’avarice des Riches ». Le banquier le mieux payé au Canada gagne 48 600 $ par jour, soit 100 $ la minute, soit 1,66 $ la seconde.

Voici un texte à lire

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Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie, d’histoire et d’histoire des idées le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant.

Les récentes fusillades aux États-Unis – dont celle de jeudi – y ont ravivé le débat sur le contrôle des armes à feu. La tragédie de Newtown notamment, où un homme lourdement armé a tué 26 personnes, dont 20 enfants, a particulièrement marqué les esprits.

Faut-il exercer un contrôle plus strict de la vente et de la détention d’armes ? Le Congrès doit-il voter une loi pour interdire les fusils d’assaut et les armes semi-automatiques ?

Le président Obama a quant à lui reconnu, au lendemain de la tuerie du Connecticut, qu’il n’y a « pas d’excuse pour l’inaction ».

Les Américains sont-ils à un tournant ? S’obstiner à ne pas limiter la vente et la détention d’armes a toutes les allures d’un choix à la fois moralement indéfendable et irrationnel. En effet, la liberté de posséder une arme place tous les Américains dans un problème d’action collective à grande échelle, c’est-à-dire une situation où des individus agissant selon leur propre intérêt (dans ce cas-ci, jouir de la liberté de posséder une arme) produit une situation qui leur est collectivement désavantageuse : un individu peut, à un moment ou un autre, user de cette liberté pour répandre la mort au hasard mais avec beaucoup d’efficacité, enclenchant ainsi « une course aux armements » qui forcera les membres de la société à investir, malgré eux, davantage de temps et de ressources pour assurer leur sécurité personnelle.

Pour lire le reste de l’article, suivez l’hyperlien!

http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/368208/apres-newtown-retour-a-hobbes

Le prix d’un plein…

Ce matin, en tondant le gazon, je pensais aux Nord-américains qui ont systématiquement consacré 40 % de la récolte du maïs pour faire de l’éthanol, pour nourrir leur VUS, sans tenir compte des pays du tiers monde, sans tenir compte de leurs voisins qui peinent à faire arriver les deux bouts.

Il y a quelques années, j’ai lu un article dans lequel l’auteur affirmait que l’on était coupable de meurtre chaque fois que l’on remplissait sa voiture d’éthanol. Son argument était que le prix du maïs allait augmenter jusqu’à ce qu’il égale celui de l’essence. Puisque produire un plein d’essence exige autant de maïs qu’un homme du tiers monde consomme dans une année, il conclut qu’un homme serait la victime hebdomadaire de chaque VUS.

Argument simpliste, alarmiste, certes; mais le maïs se fait rare, les prix du maïs ont triplé, le coût des denrées alimentaires augmente rapidement.

Il y a une sécheresse aux États, ce qui empire la situation. Heureusement que c’est une année d’élection. Enfin, les politiciens en parlent.

À suivre

Les affamés ne vont pas en vacances

Je ne vous annonce rien, c’est évident, il y a plein de choses dont les petits pauvres ne peuvent que rêver.

Hier, à 24 h en 60 minutes, le directeur général de Moisson Montréal a annoncé que les magasins de son entreprise sont vides.

Que les enfants sont particulièrement affectés, car, pendant l’été, (pour ne pas dire pendant les vacances), ils ne reçoivent pas les suppléments de nourriture que leur école leur donne pendant l’année scolaire.

Et la ville est vide, plusieurs donneurs sont partis en vacances, plusieurs bénévoles se prélassent sur les plages.

Fait intéressant! Grâce à ses contacts et à ses fournisseurs Moisson Montréal multuplit les dollars qu’elle reçoit par un facteur de 14.

Un don de cinq dollars devient une enveloppe de 75 $, ce qui est suffisant pour nourrir une personne pendant une semaine.

Un don de 20 $, nourrit une personne pendant un mois, c’est la multiplication des petits poissons et des petits pains. C’est l’approche que j’ai choisie.

Alors,

1) Faites un don à http://www.moissonmontreal.org/fr/accueil.html

2) Retweetez ce message.

3) Si vous avez le temps… allez faire du bénévolat.

Bonne vacances